Dimanche 30 septembre 2007
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11:50
Trois coups de sonnette ...
Voix énergique mais douce : elle est là !
Depuis le temps que M. l'attendait, elle est enfin là !
Tout s'arrête. Et mon coeur sourit.
Nous voilà réunies filles parmi les filles, mères parmi les mères, filles parmi les mères et mères parmi les filles ... Toute cette foule de liens qui attachent, emprisonnent parfois,
soudent souvent ....
Elle est heureuse, je le sais et je suis heureuse pour elle parce que tout vient à son heure, et cette heure-ci est une grande avancée !
Tant de temps, de moments qui défilent et qui parfois présentent des zones d'emprises. Ce sont-eux qu'on recherche pour les têtes à têtes, les confidances, les riens. L'occasion est arrivée et
les mots sont sortis pêles-mêles. Je les entendais se débattre, se cogner, se regarder. Je les voyais se vouloir être fort, maître d'eux et ... tout s'est cassé la figure.
Elles étaient devant une tasse de thé.
Entre mère et fille.
Par Lou
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Publié dans : Instant
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Mercredi 19 septembre 2007
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21:20
Sa y est ! J'ai compris !! Un cours de philo et beaucoup de questions qui s'éclairent !!
Je fonctionne sans présupposés.
" - Veux-tu aller au ciné ?
- Oui. "
" - Tu es très jolie !
- Merci.
"
C'est tout. Rien d'autre.
Problème philosophique : Selon Aristophane, nous recherchons constament notre double, notre âme soeur, celle avec qui on a été séparée dans les temps anciens et notre
épanouissement ne serait total que après l'avoir trouvé. Pour Socrate, cet épanouissement ne serait possible non pas avoir découvert notre double mais notre opposé, qui ainsi nous
compléterait.
Et Selon vous ??
J'étais dans la salle, grise. J'étais grise dans la salle. Dans la salle grise, j'étais.
L'écran fait défilé ses
questions. De deux à quatres choix.
Et dans la salle est entré un rayon de lumière. Etrange étranger qui fait sourire le coeur.
Seul, "franco-muet" et volontaire. Il apprend. Et à côté, de l'aide.
Quand deux personnes ne sachant pas communiquées se font la courte échelle pour s'élever, quand l'entente va au-delà de tous codes, au-delà de tous principes.
Moi, j'étais admirative.
Par Lou
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Jeudi 13 septembre 2007
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21:53
Il y a des petits bonheurs tout simples ...
Comme MANGER !
C'est un peu primaire peut-être mais c'est un réel plaisir !
Depuis 11h déja l'idée de manger ne nous dérange pas et plus les minutes passent et plus le ventre appelle désespéremment à être rempli ou serait-ce la tête qui veut se reposer ?
Petits gargouillement incontrôlable dans le ventre, trou qui grandit au niveau du plexus ... J'AI FAIM !
L'heure du repas, à part le rasasiment vital de notre estomac, c'est aussi et surtout le moment de calme. Le moment où je pense " ouf ". Après avoir mangé plus ou moins rapidement d'ailleurs, mon
repas quiche-purée-beignet (véridique ^^) ou pas mieux, endive-"légumes"-gelée, je ferme les yeux, j'écoute le brouhaha constant et je ne peux m'empêcher de sourire ...
J'aime les gens qui m'entourent, l'une ne mange jamais plus que la moitié de son assiette " c'est déguellasse ! ", l'autre essaie d'avaler le plus possible tout en parlant, l'autre encore essaie de
manger avec raffinement ce qui est par nature impossible à manger bien ( style : frites ). Je l'ai aime.
Et puis l'apothéose (quand c'est possible) c'est d'avoir deux heures devant soi, parce que 2h rime avec espace vert au soleil, résume musique et instants de "rien" dans une journée
bien remplie.
Midi, tout le monde l'attend, parce que enfin on se retrouve, nous-même et les autres.
Ma Noune en mode j'en-peux-plus-de-ce-***-de-lycée ! =D
Par Lou
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Jeudi 6 septembre 2007
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20:50
Eh bien voilà, je commence ce blog par de l'Art ...
Comme le dit Muriel Barbery dans l'Elégance du hérisson " l'Art, c'est la vie sur un autre rythme " ... Nous sommes d'accord !
Une grande salle, de hautes tables en bois légèrement cintrées et toutes gribouillées de peintures, de crayons comme les restes des inspirations passées qui ont traversés
cette salle. Je m'installe, quelques élèves sont déjà là et discutent tranquillement ... Etrange impression de sérénité, joie sourde ...
Le prof émerge alors, chemise blanche, lunettes noires, carrées sur le bout du nez, un regard vif et rieur. Et il parle ...
Il parle et je me sens bien dans ce cube du troisième étage. Peu d'élèves, de la vie ... Il parle et ses bras dessinent dans l'air le mot PASSION.
Les problèmes d'ordinateur ne gâchent pas sa bonne humeur, il traverse de droite à gauche la salle et derrière lui reste en suspension pendant quelques instants ce que je cherche, cette petite
chose qui fait que j'en parle aujourd'hui : de la Beauté.
En écoute : Ben Harper ( O_o^^)
Par Lou
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